Ibn Omar palpe une esclave sur le marché

Ibn Omar palpe une esclave sur le marché

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— début de la traduction —

29 – L’homme veut acheter une esclave et la touche

20597 – Jaryr nous a dit, d’après Mansour, d’après Moudjahid qui dit que :

J’étais avec Ibn Omar à circuler dans le marché quand nous avons vu des vendeurs de bêtes et d’esclaves [1]. Ils s’attroupaient autour d’une esclave qu’ils touchaient. Quand ils ont vu Ibn Omar [2], ils se sont écartés en disant :

– Ibn Omar est venu !

Ibn Omar s’est approché d’elle, il a touché son corps et il a dit : où sont les propriétaires de cette esclave, ça c’est de la marchandise !

— fin de la traduction —

 

Notes de traduction :

[1] : En Arabe « Nakhassine » [pluriel de Nakhas] ce sont des marchands de bétail et d’esclaves. Les deux rentrants littéralement dans la même catégorie de « marchandise ».

[2] : Ibn Omar, c’est-à-dire “le fils d’Omar”. Il s’agit du fils d’Omar ibn al-Khattab. Le second calife. C’est pour cette raison que les commençants lui laissent de l’espace avec autant de déférence.

 

Page(s):

Ibn-Abi-Shayba-Volume7-page118

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Ibn-Abi-Shayba-Volume7-page119

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Source:

Moussanaf ibn Abi Chayba

De : Ibn abi Chayba (ou aussi: Ibn abi Shayba)

Volume 7, page 118 et 119

 

Analyse:

Le renvoi de bas de page dit : hadith Sahih ! Ibn Omar est un des hommes les plus importants de Boukhari dont la chaine de narration en or se termine chez Ibn Omar.

Ces femmes vendues sur le marché étaient kidnappées lors de razzias dans des pays voisins où chez des tribus affaiblies. Elles étaient distribuées aux combattants comme butin et elles étaient utilisées comme bonnes à tout faire et comme objets sexuels.

Le mythe que « l’islam a interdit / aboli l’esclavage » a été mis dans la tête de millions d’enfants mais il ne repose sur rien. C’est juste une affirmation gratuite. L’islam n’a fait que valider l’esclavage tel qu’il était pratiqué depuis la nuit des temps. Les livres islamiques reviennent sur les règles permettant d’acheter un esclave, vendre un esclave, affranchir un esclave, l’utiliser sexuellement…

Les apologistes donnent souvent des exemples d’affranchissement d’esclaves comme Bilal ibn Rabah qui a été acheté et affranchi. Mais cette possibilité d’affranchir la personne a depuis toujours existé dans le droit de l’esclavage. Elle n’en n’est pas la négation mais juste une modalité qui permettait à un maitre d’offrir sa liberté à un esclave en particulier. Mais ceci ne remet pas en cause l’esclavage en général. Le Coran a interdit le porc, la bête étouffée, la bête assommée, la bête morte par précipitation… (Coran 5:3) mais n’a pas un mot pour interdire l’esclavage.

Les jeunes musulmans doivent être sensibilisés à l’esclavagisme arabo-musulman qui a duré des siècles et a concerné des millions de gens. S’ils étaient moralisés dans le sens que ceci est un crime abominable même si l’islam ne le règle pas, cela aurait évité que l’on se retrouve avec des groupes terroristes vendant des fillettes dans des cages et des millions de jeunes trouvant cela génial au point de vouloir s’enrôler.

Télécharger le livre PDF en Arabe pour vérifier vous-même :

thumbnail of Moussanaf-Ibn-Abi-Chayba-Volume-7

(Cliquez sur l’image pour ouvrir le PDF dans votre navigateur)

 

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3 COMMENTS

  1. C’est le cas des esclaves partout à l’époque…..l’Église prenaità les esclaves noirs pour des sans âmes et par voie de conséquence des non humains

  2. C’est aussi le cas des esclaves d’aujourd’hui.
    qui amène la question suivante : Est-ce une valeur humaine et défendable ? aujourd’hui comme autrefois.

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