Première religion à rendre licite le pillage

Première religion à rendre licite le pillage

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—- Début de la traduction —-

126 – Le butin a été rendu licite pour le prophète

33871 – Nous avons été informés par Houchaim bin Bachir qui dit que : nous avons été informés par Sayar qui a dit : nous avons été informés par al-Faqir que : d’après Jabir bin Abdallah que le prophète a dit : « le pillage m’a été rendu licite et il n’a jamais été rendu licite à qui que ce soit avant moi ».

33872 – Nous avons été informés par Abou Mouawiya d’après al-Aamach d’après Abi Salah d’après Abi Hurayra que le prophète a dit : « jamais les prises de butin n’ont été autorisées à des humains avant vous. Avant, un feu descendait du ciel et il détruisait les butins. Durant la bataille Badr [1], les gens ont commencé à se précipiter pour piller. Allah a donc descendu ce verset «N’eût-été une prescription préalable d’Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu’il est licite et pur. » » [2]

33873 – Nous avons été informés par Mohammed bin Foudayl, d’après Yazid, d’apres Abi Ziyad, d’après Moudjahid et Miqsam d’après Abi Abas d’après le prophète qui a dit : « le pillage m’a été rendu licite et il n’a jamais été rendu licite à qui que ce soit avant moi ».

— Fin de la traduction —

 

Notes de traduction :

[1] : C’est la première bataille victorieuse des musulmans. Il s’agissait d’une attaque contre une grande caravane qui arrivait chaque année de Syrie et s’arrêtait à la Mecque et d’autres villages. Cette caravane de commerçants avait une grande importance pour l’économie de la région. A L’époque, le prophète ainsi que ses premiers suiveurs étaient réfugiés à Médine et avaient décidé d’attaquer la caravane et de prendre les biens des marchands.

[2] : Coran 8 versets 68 et 69. Dans cette Soura (chapitre) qui s’appelle Al-Anfal (Butins), Dieu va autoriser et bénir le pillage. (voir versets)

 

Page(s) :

Pillage de caravane a Badr

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Source :

Moussanaf ibn Abi Chayba

De : Ibn Abi Chayba

Volume 11 pages 418

 

Analyse :

Jusqu’en 1830, l’Empire Ottoman poursuivait cette tradition d’agressions et de pillage. Les choses se passaient en mer.

Ceci poussa Ibn Khaldoun à dire dans son livre « Al Mouqdimah » que si l’Arabe voulait un bien, la seule façon de l’obtenir était de le voler.

Cette pratique a retardé et empêché le développement d’arts et métiers et par conséquent la fondation d’une civilisation stable et suffisante. Sur la durée, piller les autres pour obtenir des biens de consommation ne peut pas s’inscrire dans une option de développement durable.

Jusqu’à nos jours, beaucoup végètent sous assistanat social dans des pays non-musulmans en considérant la manne qu’ils reçoivent comme un butin qu’ils prennent aux kouffars.

Pour l’islam, cette bataille va être un point d’inflexion important dans le sens où à partir de là, Allah va littéralement revenir sur les « 10 Commandements » et va commencer à valider le meurtre, le vol, le viol, la convoitise… etc. C’est la naissance d’une nouvelle religion et l’arrivée d’un prophète totalement changé. Des choses qui étaient moralement et/ou religieusement illicites même à l’âge de Bronze ont soudain été promues et reçu le sceau de la bénédiction divine.

La violence lancée le jour de Badr se continue jusqu’à nous jours…

 

Télécharger le livre PDF en Arabe pour vérifier vous-même :

thumbnail of Moussanaf-Ibn-Abi-Chayba-Volume-11

(Cliquez sur l’image pour ouvrir le PDF dans votre navigateur)

1 COMMENT

  1. Je trouve vos analyse intéressant en plus d’être marrant, ils apportent énormément au texte.

    Cela dit, j’y soulignerais un manque d’objectivité.

    Si l’on considère le coran comme un livre pragmatique et non utopique, c’est à dire qu’il ne veuille pas tout changer d’un coup (ce qui serait impossible), mais qui suggère, débute une dynamique.
    Si le coran est pragmatique, je trouve normal qu’il parle le langage de ce peuple (qui est la violence), et donc qu’il n’annule pas l’esclavage mais le réglemente.
    Ainsi le coran devient un esprit et non une lettre, et de l’esprit opte pour une dynamique humaniste.

    Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, je ne place pas en tant que théiste ici, mais mets le doigt sur votre anachronisme. Ce que je ne peux vraiment vous reprocher car les musulmans sunnites eux même sont les premiers à faire de la lecture anachronique, non historique, ou anthropologique.

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